De la Champion’s League
Depuis la finale de Moscou entre MU et Chelsea que j’avais suivi dans un rade dans les bas fonds de Bangkok, j’attendais avec une impatience soutenue le retour de la plus belle compétition de football, à égalité avec la Coupe du Monde, la Ligue des Champions.
En effet, à chaque fois que le rideau tombe au mois de mai avec la remise de la coupe aux grandes oreilles, j’ai un sentiment partagé entre celui d’éviter pendant quelques mois les conflits de couple bihebdomadaires du mardi et mercredi soir (y a encore un match de coupe d’Europe cette semaine? ah bon, y en a deux en plus?) et celui d’être privé de match de haut niveau.
Bien entendu, la Coupe du Monde est un événement très fort par les émotions qu’elle génère tous les quatre ans. Les rivalités historiques entre les nations y sont transposées sur le terrain et elle nous permet de découvrir des footballs exotiques.
Mais la Ligue des Champions offre un niveau de jeu supérieur à la compétition planétaire car les législations autour des clubs leur permettent d’aligner les meilleurs joueurs de tous les continents sous leurs maillots.
Les clubs ont, de plus, le temps de travailler les automatismes dans leur effectif ce que les sélections en un mois seulement ont du mal à créer. Et les automatismes et la connaissance de son partenaire sont un des gages de réussite dans un sport collectif.
J’étais donc fin prêt hier soir pour cette première journée de Coupe d’Europe de la saison. Les affiches étaient belles: OM contre les Reds de Liverpool et Chelsea contre Bordeaux. Jouer les clubs anglais, cela respire les bons affrontements continentaux et nous rappelle toujours des matches à forte intensité…
Pourtant, à minuit, au moment de l’extension des feux, ma navigation entre TF1 et Canal + m’avait fait redescendre de mon nuage: cette année, le printemps ne risque pas d’être français.
La défaite de l’OM (1-2) au Vélodrome va rendre la tache des Olympiens ardue car les espagnols de l’Atlético Madrid ont comme Liverpool fait un grand pas vers une qualification en gagnant à l’extérieur.

(Steven Gerrard, âme de Liverpool et fossoyeur des illusions Marseillaises…)
Rien n’est écrit en football, mais quand on sait qu’une qualification pour les phases finales se joue aux alentours de 10 points, on comprend la difficulté. Je dis cela aujourd’hui mais dans quinze jours, je serai de nouveau optimiste.
Pour les Girondins, la défaite sur un score fleuve (4-0) ajoutée à la victoire des roumains à l’AS Roma n’est même pas bon signe pour une qualification en Coupe de l’UEFA, une compétition d’ailleurs que les clubs français devraient plus prendre au sérieux car celle ci est à leur portée.
Comme chaque année, nous devons alors concentrer nos espoirs sur l’OL en espérant que les gônes pourront enfin faire partie du dernier carré. Pour les lyonnais, le chemin de croix européen commence ce soir contre la Fiorentina, l’équipe d’une place forte de la Renaissance, Florence.
La renaissance européenne du football français commencera peut être contre cette équipe toscane, rêvons un peu à un printemps placé sous les étoiles de la Champions League…












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