De la construction européenne et de l’autre UEFA

Le 9 mai 1950, Robert Schuman, père fondateur de l’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui, avait théorisé, avec l’aide de Jean Monnet, la méthode dans un discours pour réussir la Construction Européenne. Une idée forte et directrice : la stratégie des « Petits Pas ». Une première indication capitale : l’ Europe se construirait avec le pieds ou ne se ferait pas…

Rappel historique : la future UE a commencé par se fédérer autour du charbon et de l’acier en 1951 grâce à un Traité signé à Paris. Puis, l’Europe a étoffé son effectif progressivement, joueurs de sixte au départ, ses membres ont été ensuite le nombre pour faire une équipe de Foot, puis de Rugby et enfin une équipe de Foot US en comptant les remplaçants.

Mais avec du recul, la stratégie de Schuman aurait pu être différente avec une application du concept du Big Bang. De Gasperi, Adenauer et consorts auraient très bien pu élaborer une tactique autour de deux pilliers autres que les combustibles de la CECA pour créer l’UEFA : l’Union Européenne du Foot et de l’Alcool.

En effet, alors que le débat Général sur les frontières, surtout venant De Gaulle, a souvent été tranché pour une Europe s’étendant de l’Atlantique à l’Oural, et que les têtes pensantes ne voulaient pas pas devenir des têtes de turcs en poussant les bornes trop loin, l’Alcool et le Foot auraient pu être utilisés par les politiques comme dénominateurs communs face auxquels aucune Nation n’aurait laissé sa « chaise vide ». Oui, cette Europe pour avoir une solide constitution aurait dû se baser sur des piliers (de bar !) non combustibles pour mieux résister à la pression. En réalité, l’esprit européen cher à Coudenhove-Kalergi, c’est la Bière et le Foot. La Bière fédératrice d’une Europe Fédérale et le Foot véritable socle commun garant des Etats Nations. Ces pères fondateurs en bons visionnaires l’avaient un peu décelé tout de même. Je veux comme preuve que la Construction Européenne a d’abord commencé comme tout bon entraîneur qui bâtit une équipe par La Défense avec la fameuse CED.

De nos jours, cette autre UEFA est là et bien là. En effet, vous pourrez toujours trouver des interlocuteurs dans les pays européens pour vous parler de Bière et de Foot en mettant hors jeu la barrière de la langue. D’ailleurs, il apparaissait logique aux yeux de tous que Amstel fût longtemps le sponsor de la vraie Europe : la Ligue des Champions, l’événement qui mobilise le plus grand nombre d’européens en milieu de semaine, une vraie piste aux étoiles comme sur le drapeau européen.

(Ce n’est ni plus ni moins que le drapeau européen avec des étoiles en forme de ballon !)

Pour aller plus loin, on peut même affirmer que les soirées télé de Ligue des Champions sont le meilleur symbole d’une réussite d’une politique communautaire : une même chanson hymne à la joie, un design commun mais les particularismes locaux sont respectés (présentateurs moustachus en Pologne, belles nanas en Italie, professeurs tirés à 4 épingles en Angletterre…) !

Pour terminer de vous convaincre, je finirai par cette question ; qui incarne le mieux L’Europe de nos jours, Baroso ou Platini, président d’une encore autre UEFA ?

Flo

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1 commentaire sur “De la construction européenne et de l’autre UEFA”

  1. [...] en persone, fût très proche  du sillon démocrate chrétien tracé par Marc Sangnier. De plus, un de nos précédents billets vous avait démontré le lien fort entre Robert Schuman et le [...]

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