De la semaine avant le printemps

Demain dès l’aube, à l’heure où commence Téléfoot, cette année encore, le prêtre de la messe dominicale nous dressera l’éternel constat de la semaine avant le printemps: l’Europe se fera sans nous.

Une fois de plus, la France, la patrie de Gabriel Hanot et de Jean Monnet, vera le printemps de façon hexagonale.

Après la Seconde Guerre Mondiale, un des pères fondateurs de l’Europe, Robert Schuman nous avait conseillé d’appliquer, pour traduire l’idée continentale en actes, la « théorie des petits pas ». Force est de constater que les clubs français sont des disciples assidus de Schuman, nous pouvons en effet nous vanter d’avoir qu’1 seul vainqueur de la Coupe aux grandes oreilles depuis 1955!

 

                                        (On avait attendu déjà presque 40 ans pour la gagner)

Et la tendance ne va pas aller en s’améliorant, mon bon monsieur!

 

                                       (Même en allemand, je voudrai bien revoir une telle affiche)

Nous, nous sommes cette France qui s’échine à vouloir commencer un mois plus tôt que tout le monde son championnat, histoire d’arriver bien frais pour le Money Time printanier.

Cette France qui essaye de vendre à sa télé publique sans pub une Coupe de Ligue qui tend à devenir une parodie de compétition. Si cela continue, tous les clubs de L1 seront exemptés de matchs avant la finale! Cette France n’essaye pas non plus de multiplier les matchs…

Comme le disait un présentateur de JT, « la France a peur » d’organiser toute seule comme une  grande l’Euro 2016. Cette France veut appeler son grand frère italien à la rescousse pour avoir une bonne note à « Un Euro presque Parfait ».

Cette France et pas seulement celle d’en-bas tremble à l’idée d’une double confrontation contre la Lituanie…  Oui, la France d’en haut (Escalettes, Thiriez) craint de finir sans culottes.

Cette France de Vauban met plus de dix ans à construire des stades.

N’en jettons plus, la Coupe d’Europe n’est plus pour nous!

Pourtant, comme Jeanne, j’entends une voix affirmer: « et la Grandeur de le France, mon bon monsieur, on en fait quoi? »

Hélas, j’ai bien peur qu’elle ne reste qu’un vague souvenir au café du commerce!

Flo

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