De l’amour du maillot

L’amour du maillot est il une valeur en voie de disparition?

Au moment où Ozibao nous rafraîchit la mémoire avec ses maillots vintage du Brésil de Tostao, de Carlos Alberto ou du Roi Pelé à la Coupe du Monde 7O (la passe aveugle de Pelé vous vous souvenez? à faire pâlirMagic Johnson…), des Pays Bas volants de 1974 (combien de papas dans les années 70 ont fait le forcing pour appeler leur rejeton Johan?), du Barca et de l’Argentine “époque Maradona”, il me paraissait important de m’interroger sur ce sujet.

(pour le plaisir, le plus beau but collectif de tous les temps…

ou le pourquoi du comment de la légende Brésilienne!)

Je lisais dans un de ces journaux que l’on lit en 20 minutes dans le Métro une interview de Jérôme Alonzo - rien à voir avec Isabelle Alonzo (pas facile de placer une féministe dans un article sur le sport!) - qui affirmait son amour toujours vivace pour le PSG alors qu’il est devenu canari cet été.

Dimanche soir, il retrouvera le Parc avec le maillot du FCNA et sera sans aucun doute ovationné par tout le stade. Alonzo est le symbole d’une espèce en voie de disparition: le joueur qui mouille le maillot et est fier de ses couleurs. Il faut se souvenir que ce gardien qui a souvent été confiné au rôle de doublure venait de l’ennemi juré, l’OM.

Pourtant, alors qu’il a toujours clamé haut et fort qu’il ne reniait pas son passage sur la canebière, il a été accepté par les supporters parisiens qui de vous à moi ne font pas toujours preuve d’un grand discernement pour rester “politiquement correct”…

Alonzo aime le PSG et voulait rester, mais visiblement son amour du maillot n’a pas pesé lourd pour la nouvelle équipe dirigeante.

Quand on évoque les grands clubs de football, les premiers joueurs qui nous viennent à l’esprit sont le plus souvent ceux qui ont l’amour du maillot, ceux qui ont fait toute leur carrière dans le même club. Paolo Maldini au Milan AC, Del Piero à la Juventus, Raul au Real Madrid, Ryan Giggs à MU… (j’oubliais Da Rocha au FC Nantes, pardon).

Il est plus facile de rester toute sa carrière quand on commence au Milan AC que lorsqu’on débute au Havre, certes… Mais, on ne peut pas nier que ce sont souvent ces joueurs là qu’on respecte le plus.

Au milieu des années 90, l’arrêt Bosman et la libre circulation des joueurs au sein de l’Union Européenne ont malheureusement rendu une “carrière à la Maldini” (il a débuté en 1984!) de plus en difficile à mener. Maintenant à chaque mercato, été comme hiver, un joueur peut bouger.

 

(le grand Paolo, annonce comme tous les ans sa retraite en fin de saison…)

Pour certains, l’amour du maillot s’effrite rapidement quand ils sont remplaçants pendant deux matchs. Des joueurs ont une collection de maillots dignes de celle de Louis Nicollin car ils changent de maillot comme de chemises.

Vous allez me dire que je suis mauvaise langue, mais… ô miracle! Stéphane Dalmat n’a pas changé de club cet été! Chaque année, je me délectais à lire ses interviews de début de saison où il affirmait qu’enfin, il avait envie de se “poser”, qu’il avait trouvé le club qui lui convenait…avant de faire ses valises six mois plus tard.

Cette valse permanente pose un problème d’identification pour les supporters car il devient parfois ardu de suivre les mouvements de joueurs dans son club avec parfois quinze arrivées et autant de départs au retour des vacances estivales.

On en vient même à hésiter à acheter un maillot de son équipe préférée floqué d’un nom  car six mois plus tard, ce nom sera peut être inscrit au dos des équipements de nos pires rivaux.

L’arrivée de plus en plus fréquente de grands mécènes dans le football (comme à Manchester City) ne va pas arranger ces mutations constantes de joueurs. Espérons que la retraite de Paolo Maldini à la fin de la saison ne signifie pas la mort de l’amour du maillot.

Flo

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1 commentaire sur “De l’amour du maillot”

  1. Ce but…mais ce but!
    Clododaldo était un défenseur d’une rare technicité…
    Et Pelé…

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