De l’histoire ne se répète pas mais elle bégaie…
Avant hier, en toute fin d’après midi, accoudé au comptoir d’un bar de supporters des Verts dans le 18è arrondissement de Paris, j’ai suivi la première mi temps de nos bleuets en route pour l’Euro 2009.
Ils affrontaient un de nos adversaires récurrents l’Allemagne et après un nul (1-1) à l’aller outre Rhin, le retour s’annonçait sous de bons auspices…
Pour des raisons conjugales, j’ai quitté nos bleuets à la mi temps car après le match de mardi au Stade de France mes oreilles auraient sans aucun doute sifflées (pas aussi fort que les manifestations anti Lâam du SDF je vous rassure!) si j’avais enchaîné une deuxième soirée foot dans la semaine…

(bon ok elle chante de la soupe…peut etre qu’on aurait pas sifflé Sardou, allez savoir?)
Je partais l’esprit serein car j’avais vu une belle prestation de nos petits bleus qui certes avaient manqué de réalisme sur plusieurs occasions mais qui avaient largement dominé leur sujet face à une équipe allemande beaucoup moins technique.
La défense centrale Bellaid-Kaboul affichait une belle entente dès les premières minutes, l’aiglons Loic Rémy prenant l’aile droite m’a conforté dans mon idée qu’il ira loin, le néo romain Jérémy Ménez montrait des choses intéressantes dans un poste inhabituel pour lui : celui d’avant centre. N Zogbia enfin prouvait que la France est un pays d’arrière gauche…
Je partais donc l’esprit serein et ne prêtait pas attention aux cassandres qui aux commentaires TV et aux analyses près du bar nous rappelaient cette triste de nuit de Séville de 1982 où l’équipe de Platini perdit contre l’Allemagne de Breitner lors d’un match épique.
A ce propos, je ne peux que vous encourager à lire le magnifique ouvrage de Pierre-Louis Basse intitulé Séville, France-Allemagne: le match du siècle (Editions Privé)
Hier matin, stupeur, j’entends sur les ondes que nos bleuets sont éliminés car les allemands en ayant ouvert le score à la dernière minute leur ont fermé les portes de l’Euro 2009.
Des images et des bruits me sont alors revenus à l’esprit, la frappe sur la barre transversale comme celle de Manu Amoros, la présence de Horst Hrubesch sur le banc, la sortie du défenseur Kaboul sur blessure comme celle de Patrick Battiston.
Le commentateur avait même éructé quand le lyonnais Mounier fut percuté par le gardien allemand comme Thierry Rolland à l’époque…L’ombre de Harald Schumacher lui était revenue en mémoire…
J’étais parti serein alors qu’un parfum andalou planait dans les travées du stade Saint-Symphorien de Metz. Note pour plus tard: ne jamais se croire vainqueur avant le coup de sifflet final quand on joue les allemands.
La phrase de l’ancien avant centre anglais Gary Lineker est donc toujours d’actualité: “Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et c’est les allemands qui gagnent toujours à la fin”… Préférez tout de même la citation de Georges Best disponible dans la boutique d’Ozibao…












Il y une quinzaine d’années (un peu moins, un peu plus ?), dans le même stade de Metz, j’y ai vu les espoirs français passer 4 buts aux espoirs Allemands en match retour de 8e de finale de l’euro.
A l’époque emmenés par un duo d’attaque Pires-Maurice.
Comme quoi.
c’était vers 95 ou 96 je pense, juste avant les JO d’Atlanta, y avait en plus dans cette équipe dhorassoo et wiltord, à l’époque on n’intégrait pas si rapidement les jeunes chez les A
Les canaris ont gagné hier! Nous sommes vraiment trop forts cette saison. A mon avis, on peut terminer en champion’s league sans aucun souci…
Pour ce qui est des espoirs…dommage, c’est clair.