De la lettre à Karim

Cher Karim,

Ce matin, en te levant après une nuit tourmentée, tu devais avoir un goût amer dans la bouche. Comme moi, tu as pensé, sans doute, que c’était un mauvais rêve voire un cauchemar que l’on oublie vite. La nuit portant conseil, il était, en effet, improbable que tu ne figures pas parmi les 30 meilleurs joueurs de France et, de surcroît, parmi les 9 meilleurs attaquants du Royaume !

Pourtant…

A 21 ans, à l’été dernier, tu signais dans l’un des plus grands club du Monde. Tu complétais l’affiche de ce qui devait être le blockbuster européen de l’année en compagnie de Kaka et de Cristiano Ronaldo, vedettes déjà oscarisées au ballon d’or. Rien que cela ! Adepte de la nouvelle vague, l’ancien producteur des galactiques (par ordre d’apparition à l’écran Figo, Zidane, Ronaldo et Beckham) s’était déplacé, en personne, au domicile familial pour te montrer la confiance que la Maison Blanche voulait placer en toi dans leur projet Hollywoodien. Lors de la pré-saison, durant les répétitions avant le tournage final, tu donnais largement la réplique à l’idole locale, Raul, en terminant d’égal à égal avec lui comme meilleur buteur de l’été avec 5 buts. Florentino Perez déclarait alors que tu étais le meilleur recrutement estival du Real Madrid, loin devant le brésilien et le portugais !

(Tu claquais même la bise à Di Stefano)

Pourtant…

Dix mois plus tard, le film annoncé comme vainqueur assuré du box office a tourné à une mauvaise série B avec l’affront suprême d’avoir été dépassé, au printemps, par un film français à petit budget, dans lequel tu connaissais tous les acteurs et auquel tu aurais pu participer une fois de plus, si tu l’avais souhaité. Tu en es sorti blessé, mais, cet échec, tu l’avais oublié. Oublié aussi, le fait qu’un acteur de Tango t’avait volé la vedette auprès du metteur en scène. L’été venue, tu le savais : tu allais briller de nouveau, comme l’année dernière.

Pourtant…

Hier soir, au moment de l’annonce des nominés par Raymond, TF1  passait pour toi le dernier Almodovar, étreintes brisées. En spécialiste averti du cinéma, Raymond jouait au critique : « Karim a eu une saison très difficile ». Même si tu avais placé tes espoirs plus haut, tu n’as pourtant pas à rougir de tes stats sur cette saison: 14 matchs, 8 buts, 3 passes décisives… Je pense que certains aimeraient bien avoir des saisons très difficiles comme la tienne…Comme toi, peut-être, j’avais souvent été d’accord avec le Raymond sélectionneur. Par contre, les critiques à son égard m’ont souvent paru largement justifiées sur le Raymond tacticien dès lors que l’on parlait d’animation, de système de jeu ou de coaching. Dans la seconde partie de sa critique, il évoquait des « critères pas forcément visibles » mais que lui a vu visiblement. En candide, ne faisant pas partie de ceux qui savent à la DTN, je m’interroge : ne doit-on pas prendre les meilleurs dans une sélection ? Le travail d’un sélectionneur n’est-il pas de faire cohabiter tous les talents au sein du collectif ? Et si problèmes d’égo il y a, la faconde de Raymond  lui permet tout de même de vous démontrer que cela ne mène à rien !

Pourtant…

Là où Raymond a raison, c’est quand il dit que tu as du « talent » et que tu as « l’avenir devant toi ». Dommage, cependant, qu’il estime que ton talent se serait envolé entre le 11 juin et le 11 juillet ! Tu n’étais « pas si loin » a-t-il nuancé… En prononçant cette phrase, Raymond a rassuré Del Bosque, Dunga ou Capello, car si tu avais été loin, nos futurs adversaires n’auraient pas fermé l’oeil de la nuit en Afrique du sud. Si tu avais été loin, la FIFA aurait même pu annuler la compétition sur le champ. Cela n’aurait pas valu la peine d’avoir les oreilles cassées pendant un mois par les vuvuzelas si l’équipe de France avaient 30 joueurs avec un talent largemment supérieur au tien. Cependant, notre selectionneur a ajouté qu’après le 1er juin, il pouvait appeler « n’importe qui qui n’est pas dans les trente »… Mais tu n’es pas n’importe qui ! Tu es de ceux qui ont l’étoffe de nos ballons d’or français (Kopa, Platini, Zidane et…Papin) ou du moins de ceux qui ont figuré au podium de ce classement biblique (Giresse, Tigana et… Henry). Dès que tu touches la balle, cela saute aux yeux….

Pourtant…

« Karim va rebondir », a-t-il dit. Là dessus, je te fais confiance car tu es le meilleur d’entre-nous, selon une expression consacrée par un ancien président. En venant de Bordeaux, rassure-toi, Blanc, président lui aussi en son temps, ne peut que le savoir.

Bon, Karim, il faut que je te laisse, je dois écrire aussi à Samir.

Amitiés sportives

Flo

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De Brest Armorique ou la fin de la nostalgie

Le Stade Brestoa n’est plus en rade ! 19 ans que le peuple de Francis Le Blé attendait cela. En effet, la Tribune Foucault, Pen Huel, le Kop ou encore le Pénalty Bar ont connu la délivrance la semaine dernière. Oui, Brest revient en D1, comme on disait à l’époque. Sir Alex et Coco Martins à la baguette en coulisses, Nolan Roux, Grougi et Elana à la manœuvre sur le terrain: la pointe de la Bretagne réapparait sur la carte du foot. Les Ti Zefs de Brest même font de nouveau partie de l’élite et Miossec va  sans aucun doute nous refaire une chanson.

(Le Stade Brestois version 86/87)

Fidèle du Stade, cette montée est l’aboutissement d’un espoir qui s’est longuement fait attendre. Soudain nostalgique, des souvenirs me reviennent en tête: le slogan « la D2 en 2002″ ; les matchs de CFA contre Plabennec; Lérand sur son aile; Cado dans les buts; un match de folie où Guyon avait fait expulser 4 joueurs de l’équipe adverse et où l’arbitre avait arrêté le match; des rencontres amicales d’avant-saison pleines de nouvelles têtes à Landivisiau, Bénodet ou Cléder; un penalty salvateur de Garin au Sept Deniers à Toulouse, un record d’affluence en National contre Reims, une volée victorieuse de David à l’ultime seconde, un gars du Nord à la gueule cassée (non ce n’est pas Jacky Le Gall) qui dès son premier contrôle nous avait conquis, Sahnoun, Marc-Antoine Fortuné, Malm, le président Jestin… Sans oublier les relances de Sergent, Lazar Popovic ou le sosie de Benigni ramasseur de balle et douxième homme !

Arrêtez moi ! Voilà, je fais mon supporter du stade brestois. Je vous sers la nostalgie à la sauce armoricaine.

(Si c’est pas du logo cela…)

En effet, si vous croisez un supporter du Brest 29, il écoute plus Nostalgie qu’Europe, si vous voyez ce que je veux dire. Pour preuve, ayant été souvent exilé, j’ai régulièrement retrouvé des membres de la diaspora brestoise au détour de quelques comptoirs. A chaque fois, autour de quelques verres, voici la discussion que vous aviez :

- Et on avait une sacré équipe quand on était en D1 ? Il y avait qui déjà ? (question entendue, juste pour servir de madeleine)

- Eh ben, on avait Julio César, le libéro de l’équipe du Brésil et Brown qui avait été champion du Monde avec Maradona en 86. Il avait même marqué en finale contre les allemands je crois.

- Et, le père de l’attaquant du Real, Higuain. Tu te souviens aussi de l’arrivée de Cabanas ? Yvinec l’avait chipé au cartel de la drogue en Colombie. Quelle histoire ! Mais cela en valait la peine, quel talent il avait lui ! Tapia, lui, c’était moins cela.

(Le papa de Gonzalo)

- Je me souviens aussi des virées de Pardo avec Joël Henry en ville, quel fêtard celui là ! Ils ne devaient pas être frais avant tous les matchs voire même pendant…

- Puis, faut dire que toute la grande équipe du PSG est passée par Brest. Les Le Guen, Guérin, Cloarec, Lama, Ginola, Colleter….et j’en oublie surement ! Qui sait ce qui ce serait passé s’ils étaient restés…(Soupirs) De toute façon, le PSG, ils ont toujours aimé les brestois avec Yvon Le Roux ou Loulou Floch…

- Et comment il s’appelait le goal argentin qui arrêtait tous les pénalty ?

- Goycochea !  Pour celui là c’est Charly Chaker qui avait fait le chèque… Il n’est pas resté très longtemps.

- Enfin, on a avait aussi Momo comme capitaine. Maurice Bouquet, quel joueur ! Sans compter Bernard Ferrer, Barrabé, Bosser, Buscher… Il y en avait du beau monde ! Plus d’une équipe se sont cassées les dents à Francis Le Blé.

- et Claude Makélélé et Guivarch qui ont aussi été formés à Brest…

Bon, je vous épargne la suite de la discussion car les souvenirs se font en général de plus en plus brumeux au fil de la soirée. Et  ce n’est pas dû au crachin. En effet, un brestois est rarement capitaine de soirée. Je  vous épargne aussi les discussions d’un troisième type avec un exilé plus ancien car là, on en reprend pour des heures avec les Vabec, Kéru, les derby contre l’ASB voire même avec Alex Thépot…

Bref, le supporter du stade brestoa est toujours nostalgique. Mais depuis la semaine dernière, il s’est de nouveau mis à rêver en grand. Terminé la nostalgie, le fan du Stade recommence à avoir la « Pen Huel  » (tête haute) comme le dit la devise du club. En effet, un écrivain canadien, du nom de Bissondah disait : « La nostalgie ? Ça vient quand le présent n’est pas à la hauteur des promesses du passé. » Maintenant, ici c’est Brest !

Flo

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De le football est-il de droite ?

« Le football créatif est de gauche tandis que le football de force pure, tricheur et brutal, est de droite », affirma un jour Jorge Valdano, surnommé le philosophe dans le landerneau. Face à ce bruit de vestiaire, le recruteur  de galactiques au Real  Madrid nous amène à nous interroger : le football est-il de droite ou de gauche ? C’est une putain de bonne question ! En effet, voici une question minitel pas si simple sur laquelle il mérite de passer un ralenti afin d’exercer  son  libre-arbitre. Pour y répondre, cisaillons ce problème en deux d’un tacle à la Vinnie Jones et répondons au sujet suivant lors d’une première mi-temps: le football est-il de droite ?

(Valdano, inventeur de la théorie des galactiques)

Pour étayer notre réflexion, là pour le coup, rien à en tirer chez les spécialistes habituels de la chose footballistique, les Pierre Menès, Thierry Roland, Christian Jeanpierre ou autres Hervé Mathoux. Chez les experts ou consultants, les Jean Mimi, Duga, Bixente  ou autre Arsène, aucune pensée non plus pour éclairer notre lanterne et remplir notre tableau noir. En fait, dès lors que l’on sort du 4-4-2, plus personne n’est présent pour faire le barbot !

Luis Fernandez étant parti en Israël, allons donc chercher du côté de la littérature pas toujours so foot et l’illustre René Rémond. Bon pour les incultes, René Rémond n’était pas l’avant-centre du FC Nantes dans les années 60, mais un politologue français membre de l’académie française. Ce « Rémond la science » a écrit un bouquin intitulé Les Droites en France (1982) où il affirme que la droite se compose en trois familles (légitimistes, orléanistes et bonapartistes). Ce discours d’avant-match terminé, la première mi-temps peut enfin commencer :

- le football et la droite légitimiste. Les légitimistes croient au pouvoir sacré et sont monarchistes. Le football a son Dieu, Diego Armando Maradona et son Roi, Pelé. Dans la première partie du XXème siècle, la droite légitimiste s’organisait en ligue, le football d’aujourd’hui est organisé par des Ligues. Les compétitions s’appellent même Coupe de la Ligue ou Ligue des Champions. Le provençal Charles Mauras avait créé l’Action Française, nos commentateurs sportifs s’époumonent parfois devant nos bleus : « Ah la belle action française ! ». Mauras était revenu des JO d’Athènes en 1896 avec le sentiment que la décadence guettait la France. Les anciens combattants de 98 sont revenus de l’Euro 2008 avec ce même ressenti. Toute comparaison gardée bien entendu, à l’époque on parlait d’Anti-Dreyffusard, de nos jours, ce sont les Anti-Domenech qui accusent et pas seulement à l’aurore…

(Réné Rémond en survet à l’Académie)

- Le football et la droite orléaniste. L’US Orléans, Bruno Germain, la finale de Coupe de France 1980… Un peu maigre me direz-vous comme lien ! Dégageons un peu plus loin. Les orléanistes sont eux libéraux, le football a eu aussi ses très grands libéros (Beckenbaeur, Blanc, Baresi…). Mouvement peu structuré, ils sont organisés en Fédération de grands notables et ils entretiennent un lien très fort avec le monde des affaires… Quelqu’un pourrait me donner une définition plus précise de la FFF ? Par contre, les orléanistes ont eu comme capitaine un certain Raymond Poincaré alors qu’on ne peut pas dire que la Fédération d’Escalettes qui chapeaute l’équipe à Raymond soit point carré…

- le football et la droite bonapartiste. Les bonapartistes sont populaires et populistes. Le football est populaire et parfois populiste. Les bonapartistes défendent le nationalisme, le football exalte les nationalismes et a transporté les vieux antagonismes des champs de bataille vers les terrains de sport et leurs gradins. Le mouvement bonapartiste s’est cristallisé autour de la défaite de 1870 contre les Prussiens à Sedan. Séville et la demi-finale de 82 ont fait naître des rancœurs contre nos amis allemands… Les bonapartistes cherchent le plébiscite des masses populaires autour d’un chef charismatique. Une équipe de football a besoin d’un leader, d’un capitaine dont le charisme ne s’arrête pas à ses pieds et à ses crampons. Et puis, le premier ballon d’or français, Raymond Kopa, n’était-il pas surnommé le Napoléon du football ?

(Kopa ou le Napoléon du football)

Zeev Sternhell, un politologue israélien, a complété l’analyse de Rémond en y intégrant la droite révolutionnaire.

- le football et la droite révolutionnaire. La droite révolutionnaire est fasciste. Le football a aussi connu ses heures sombres et certains régimes fascistes ont utilisé les équipes nationales pour diffuser de par la planète leur faisceau : Mussolini lors des Coupe du Monde 34 et 38, Videla lors de la Coupe du Monde 78 pour ne citer qu’eux. Et puis, le football se joue bien en partie avec la phalange. Même parfois avec celle de la main…

Un de mes regrettés Professeurs de sciences politiques, parti dans l’autre rive, affirmait qu’il existait une cinquième famille : la droite démocrate chrétienne.

- le football et la droite démocrate chrétienne. Les démocrates chrétiens jouent sur l’aile sociale de la droite. Le football s’est beaucoup développé dans nos campagnes grâce aux patronages et le créateur de la Coupe du Monde, Jules Rimet en persone, fût très proche  du sillon démocrate chrétien tracé par Marc Sangnier. De plus, un de nos précédents billets vous avait démontré le lien fort entre Robert Schuman et le football.

La mi-temps est sifflée. Le football serait donc de droite ! Le score au tableau d’affichage est un peu lourd et peut paraître radical. Profitons donc de la pause pour aller à la buvette se rafraîchir les idées et attendons que la balle soit remise au centre pour entamer la seconde mi-temps.

Flo

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Des 3 coups de Panenka et de Befoot

La semaine dernière, l’actualité foot sur tous les terrains a été brûlante (Ligue des Champions, Europa Ligue, l’EDF Gate…). D’ailleurs, Antoine vous en a fait vendredi un excellent résumé. Mais l’essentiel  était ailleurs ! En effet, Ozibao souhaitait revenir sur le lancement de deux nouveaux sites qu’il faudra, à partir de maintenant, suivre avec autant d’attention que si vous étiez au marquage de Messi ou de Robben:

- Panenka.fr, du nom d’un célèbre milieu de terrain tchécoslovaque moustachu qui inspira, un soir de finale, Landreau pour exécuter un pénalty :lol:

Pour vous faire le pitch du site, on ne va pas réinventer la roue, alors voici ce que dit un des membres de ce  site collaboratif : « Une vision de football comme on l’aime, faite d’irrévérence, d’humour et d’amour du beau jeu. Et avec autant de points de vues et d’angles que d’auteurs, l’aventure risque d’être animée ! Panenka regroupera donc des articles issus de ces blogs afin de leur donner une plus grande visibilité sur le net et plus de poids face aux sources d’information habituels. » (Le Bistro des Pronos). Des articles collectifs seront aussi disponibles sur ce site. Pour ce faire, la sélection d’auteurs a fière allure, jugez plutôt : Lucarne opposée, e-foot, le Bistro des Prono, Hourrafoot, Pkfoot, wefoot, Chez les Girondins et le Bonheur est dans le Pré. Donc le conseil d’Ozibao est simple, tentez la Panenka.

- Befoot, un site tout chaud,lui aussi, créé par les gentils organisateurs du Ballon de Plâtre (entre autres).

Le teasing nous a attiré l’oeil. Pour faire simple, ce site est la suite logique de l’excellent blog Befoot. Nous ne pouvons aussi qu’encourager cette démarche.

Donc, longue vie à ces deux nouveaux portails d’informations foot, les 3 coups ont retentis !

Flo

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Une semaine de foot (entre autres)

Vendredi 23 Avril. J’aime bien le vendredi. Tout d’abord parce que vendredi est synonyme de week-end. Et ensuite, parce que le vendredi, on peut légitimement dresser un bilan de la semaine passée.

Dans le domaine du foot (et des médias en général), cette semaine a largement été marquée par la rumeur… Ah non, pardon ! C’était autre chose la rumeur… Cette semaine a été marquée par des faits ! Bon, je ne pense pas qu’il soit utile de revenir là-dessus, vous en avez tous entendu parler, et chez Ozibao on a un sens de l’éthique très poussé. Nous ne parlerons donc pas de proxénétisme, de Frank Ribéry, de Sydney Govou, de Karim Benzema, de Zahia D., d’Abou (ça tombe bien, lui on sait même pas qui c’est donc ça aurait été difficile d’en parler), de passes à 2 000 euros, de pénétrations ou encore de jeunes filles mineures ! Non, non, non… Une photo suffira ! (dans la team Ozibao je suis celui qui n’a aucune morale, ça tombe bien, non ?)

Zahia D. femme (présumée) de footballeurs

Comme notre truc c’est plus l’info décalée, on ne va pas parler non plus des matchs des demi-finales de la Champion’s League. Ca c’est de l’info quasi « à chaud », et c’est pas pour nous. Pourtant, il y aurait des trucs à raconter ! La défaite (surprise ?) de Barcelone face à l’Inter Milan qui a pris une sérieuse option sur la qualif’ en finale. Ou encore le match rugueux entre le Bayern et l’OL, qui s’est achevé sur un léger avantage pour le Bayern (1-0) qui jouait à domicile. Ribéry ne jouera pas à Gerland puisqu’il a pris un rouge au milieu de la première mi-temps, sale semaine pour le ch’ti ! Ah merde je devais pas parler de Ribéry…

On pourrait donc vous parler du volcan islandais (j’écris « islandais » parce que j’ai la flemme de regarder comment ça s’écrit sur google, et que de toute façon vous seriez pas fichu de le prononcer correctement même dans votre tête alors ça vaut décidément pas le coup) mais ça n’a aucun rapport avec le foot, ou le sport d’une manière générale. Sauf si on considère que le trajet en bus de Barcelone à Milan aurait fatigué les blaugranas et serait ainsi partiellement responsable de leur défaite face au nerazzurri. Mais bon… C’est vraiment histoire de trouver une corrélation volcan-foot.

Quoi qu’il en soit, vous pouvez le constater, notre ligne éditoriale nous empêche de participer au « ramdam » de la semaine… Le question reste donc entière, et il me semble qu’à ce stade de mon billet il est temps de se la poser : de quoi vais-je vous parler ?

Alors c’est très simple, je vais évoquer une petite actu d’Ozibao qui intéressera peut-être (je l’espère) les lecteurs de ce blog. Ayant fait récemment l’acquisition d’une caméra, nous avons comme projet de créer prochainement une nouvelle rubrique filmée. On aimerait faire une petite vidéo tous les mois pour vous montrer les coulisses de la boutique, parler foot, tester des jeux vidéos (de foot bien sur) ou encore vous faire vivre les évènements que nous allons organiser prochainement (pour l’arrivée des nouveaux tee-shirts et pour le début de Coupe du Monde en Afrique du Sud). Ba voila, c’est dit… Gros gros teasing donc chez Ozibao ;)

En revanche, pour la première vidéo, faudra attendre mon retour d’Egypte ! (si le nuage de cendre veut bien me laisser partir… ah merde, je devais pas parler de ça non plus !)

A très bientôt donc,

Antoine

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Des transferts d’intersaison chez Ozibao

Ça faisait un moment que je n’avais pas pris le temps d’écrire par ici, laissant ce plaisir aux talentueux Antoine et Flo, bien meilleurs que moi pour magnifier le sport ou vous raconter les coulisses de la boutique.

Ça ne veut pas dire que je ne suis plus là, bien au contraire… Ozibao, dans sa partie « cachée » est en train de vous préparer bien des surprises. A moins de 60 jours du début de la Coupe du Monde, nous préparons activement quelques changements majeurs, dont nous espérons qu’ils porteront leurs fruits rapidement…

De nouveaux modèles arrivent. Oui je sais on les annonce depuis longtemps, mais là c’est bon, ils sont chez le sérigraphe. Ce qui signifie que nous devrions être en mesure de vous les présenter dans les deux trois semaines qui viennent. Et là, ça va envoyer du bois, certains sont tout simplement splendides.

Dans la même veine, nous allons élargir notre gamme de produits. Sous peu, nous devrions pouvoir vous proposer des affiches, des bouquins (triés sur le volet par nos experts de la rubrique lecture), peut être même des sacs, des caleçons…nous avons des tas d’idées. Bon pour ce qui est des tee-shirts pour filles en revanche, notre service R&D travaille toujours dessus. D’après leur retour, nous pouvons tabler sur la sortie d’un modèle avant la Coupe du Monde 2014 si tout se passe bien.

Des changements techniques sont également prévus. L’upgrade du site et du blog vient d’être effectuée (merci à Kan-Op), quelques modifications devraient également  être faites sur la boutique : optimisation du temps de chargement des pages sur le blog (oui ça mérite), quelques points d’ergonomie…

Le gros changement en fait, c’est que je ne suis plus seul  à présider aux destinées d’Ozibao. Maintenant, c’est toute une équipe qui travaille pour vous. Antoine et Flo évidemment, qui font vivre Ozibao au quotidien et s’occupent de relancer activement la boutique (mais pas seulement), Kevin, alias Massala.k, notre brillant graphiste qui a réalisé l’intégralité des modèles originaux présents en boutique, et Benjamin, référenceur talentueux de son état.

Ces quatre zozos deviennent…mes associés, pour mon plus grand plaisir. Parmi eux, nous trouvons quand même un fan de Tottenham et un fan du Real Madrid. Et là…je ne vous fais pas de topo sur le niveau des discussions qui ont précédé la signature des nouveaux statuts de l’entreprise, mais c’était du très haut level… Cette signature, d’ailleurs, a eu lieu vendredi midi. Vous nous voyez là, lors d’un déjeuner en terrasse à Nantes, bien décontractés comme il faut.

de g. à d : Benj, Flo, Kevin aka Massala.k, et Toine

En tant qu’ancien tout seul, j’avoue être assez fier de ces transferts d’inter-saison. Après deux années (depuis le 1er avril) à flirter avec la zone rouge, nous nous donnons enfin les moyens d’aller voir plus haut. Le national d’abord, peut être l’Europe demain. :)

Ozibao est donc plus ambitieux que jamais et devrait vous surprendre fortement dans les semaines qui viennent.

Stay tuned !

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D’Olivier Atton ou de Mark Landers

« Aucun joueur n’est aussi bon que tous ensemble » selon la flèche blonde, Alfredo Di Stefano. Pourtant, bien qu’étant un sport collectif, le petit monde du football a souvent eu tendance à mettre en exergue les individualités. En homme clairvoyant et ce pas uniquement devant le but, Philippe Tibeuf, 2 sélections en équipe de France, l’avait ainsi stigmatisé : « Le football professionnel individualise les joueurs et fait fi du collectif » (merci de signaler la belle perf de citer dans le même post Don Alfredo et Tibeuf !).

(Le Divin Chauve)

(Le Devin chevelu)

A chaque époque footballistique, un duel entre deux personnalités du ballon rond a tenu le devant de la scène, avec souvent une vision assez manichéenne : le bon contre le méchant. Le Ballon d’or France Football est même l’émanation la plus  prégnante de ce dualisme. Pour preuve, au jour d’aujourd’hui, nous sommes à l’ère du combat entre Messi et Cristiano Ronaldo mais il n’y a pas si longtemps, on opposait Gullit à Maradona, Beckenbaeur à Cruyff, Garrincha à Pelé etc… Au final, le mot  neutralité ne fait jamais partie du vocabulaire du supporter. En effet, chaque amateur de football choisit son camp lors de ces duels.

Pour ne pas rester en reste, le dessin animé Olive et Tom, en fable réaliste, a aussi capitalisé sur cette vision binaire du football : soit on est fan d’Olivier Atton soit on et fan de Mark Landers. Il ne peut y avoir de juste milieu. Il ne peut pas en être autrement. Les matchs entre les deux hommes ont toujours été autant de combats épiques et homériques :

Atton ou Landers ! Faites votre choix. Ozibao vous donne l’occasion de choisir votre camp et de l’affirmer avec style en concert ou en ville :

- Pour les partisans d’Olivier Atton, tapez 1 et portez fièrement le maillot de la New Team, disponible ici.

- Pour les aficionados de Mark Landers, tapez 2 et retroussez vos manches comme le Tigre avec le maillot de la Muppet, disponible ici.

La match est lancé !

Flo

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