Des preuves tangibles de l’existence de Dieu

La semaine dernière, lors d’une réflexion théologique sur Twitter avec Antoine, nous sommes arrivés à la conclusion suivante : il n’existerait que 2 preuves tangibles de l’existence de l’Etre Suprême. Fidèles de longue date à la Bible (France Football), Ozibao vous démontre en vidéo - il faut savoir vivre avec son époque - les deux pilliers de notre pensée, sorte d’Ancien et de Nouveau Testament. Tels des philosophes en short, nous vous apportons nos Lumières sur le concept de l’Idole sans affirmer avoir Raison :

L’Ancien Testament :

Le Nouveau Testament :

De nos jours, le football est l’opium du peuple. Ce qualificatif fut aussi donné à la Religion. CQFD.

La Main de Dieu

Flo

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De la Genèse du Foot

17 Octobre 1066. Comté du Sussex. Voilà pour le décor… Autant vous dire tout de suite que ça caille un peu en Angleterre à cette période de l’année, même au sud de l’île.

Mais ça, pour l’instant, il s’en moque le Guillaume. Il est tout à sa joie, il profite… En même temps, y a de quoi. 3 jours plus tôt, lui et ses potos les Normands (car oui c’est bien de lui dont il est question ; Guillaume le Duc de Normandie !), ont mis la dérouillée à Harold Godwinson qui se faisait alors passer pour le roi d’Angleterre (sous le nom d’Harold II) au cours de la célèbre bataille de Hastings. Harold occis, il ne restait plus à Guillaume qu’à s’emparer de la couronne, remplacer la noblesse anglaise par ses copains, et ordonner la réalisation d’une magnifique BD pour qu’on puisse, durant des siècles, se remémorer ses exploits.

Voilà (en résumé ^^) comment les Normands ont conquis l’Angleterre, et c’est pour ça qu’il est jouasse Guillaume ; parce qu’à peine débarqué sur l’île, les autochtones l’appellent déjà King, et ça, ça en jette. Rendez-vous compte, 950 ans avant Canto, un frenchie se faisait déjà désigné par la titulature suprême au pays d’Albion. Guillaume se sent fier, car même s’il ne porte pas le mythique numéro 7 des mancuniens, ce qu’il vient de faire là reste une sacrée perf’. En y pensant, le Niou King of Inglande-Duc de Normandie, verse une larme…

Pour fêter l’événement, le dimanche suivant la bataille, King Guillaume invite tout le monde pour une petite ripaille dans les champs, en mode pique-nique. Comme c’est plus facile d’être fair-play quand on a gagné, les Normands décident de convier les combattants Saxons survivants à cette petite sauterie. L’idée est d’autant plus excellente que les gars se sont pas battus depuis 4 jours, que ça commence à les démanger sévère, et que si ça dégénère pendant le gueuleton, c’est plus sympa d’avoir des ennemis sous la main que de se battre avec un compagnon d’arme ou quelqu’un de sa famille.

Les historiens ne mentionnent aucun incident important pendant le repas. Mais comme souvent dans ce genre de réunion, il y a toujours une petite pause avant le dessert. Un moment de relachement, pour la digestion.C’est à ce moment précis que Eustache II de Boulogne, légèrement éméché, à l’idée d’organiser un grand jeu en plein air. Il retire son gambison (sorte de pull médiéval) et transforme cette guenille en une sorte de grosse boule : un ballon ! Il établie ensuite les règles, qui sont assez simples (et assez éloignées du football moderne tel que nous le connaissons, vous allez voir) :

- il y a un seul « but » pour les deux équipes, et c’est une marre. Objectif : la première équipe qui ramène le ballon au milieu de la marre a gagné

- on peut prendre et/ou taper dans le ballon avec ce qu’on veut (pieds, mains, têtes..etc)

- tous les coups sont permis (ha bah oui c’est le moyen âge quand même, faut pas déconner non plus) donc pas de cartons, pas d’exclusions (sauf sur blessure(s) ou mort violente)…

- il y a 2 équipes. On va faire tous les Normands dans une équipe contre ce qui reste d’Anglois tiens, ça va être marrant ils sont 10 fois moins nombreux !

Autant vous dire que ce qui reste de la noblesse Anglaise, moins nombreuse pour cause de massacre quelques jours plus tôt, est un peu réticente à l’idée… Mais bon, quand y a pas le choix, bah y a pas le choix ! Je vous passe les détails, mais en gros, après une lutte valeureuse (les Britanniques ont même failli gagner, leur denier joueur valide à été noyé dans la marre à quelques mètres seulement du but) les Normands ont vaincu, s’assurant ainsi la mainmise sur les comtés et autres baronnies locales qui étaient, de facto, devenues vacantes…

Et finalement, ce jeu amusant va devenir assez populaire et on verra fleurir à travers le royaume, les dimanches, des confrontations entre villages, entre corporations… etc. Au fur et à mesure des siècles, les règles vont bien sur évoluer (on y reviendra dans un prochain article), mais les bases sont là : un « ballon », un but, et l’envie d’en découdre de s’amuser… ;)

Antoine

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De football et mathématique

L’autre soir, la parole donnée aux français autour d’un bon Pernaud a fait ressortir une vieille affirmation péremptoire du café du commerce : les footballeurs sont trop payés !

Afin de ne pas en rajouter à l’imProglio sur le thème des revenus des plus riches, Ozibao va plutôt vous démontrer que cet état de fait est dû à une connaissance supérieure en mathématique de la part des acteurs du monde du football. A l’instar des “footballeurs géographes”, le footballeur jongle avec la même dextérité avec les chiffres qu’avec le ballon. En effet, les chiffres, les stats, les numéros, les nombres font partie du quotidien du footballeur, véritable “footballeur mathématicien”. Une fois leur carrière terminée, la FIFA devrait même leur délivrer une équivalence Math Sup/ Math Spé. Je m’en explique.

Tout d’abord, la semaine du footeux tourne autour des 3 points. En effet, ramener les 3 points est une condition sine qua non pour pouvoir continuer à vivre sereinement. Le “footballeur mathématicien” se réveille parfois la nuit en sueur de peur que les 3 points obtenus la veille lui soient retirés sur tapis vert. Il additionne sans cesse les points des victoires (3) ou des nuls (1), scrute la différence de but de son équipe, le nombre de matchs restant  à jouer à l’extérieur avant la fin de la saison… Certains, comme le buteur, ont un goût pour les maths encore plus prononcé. Les chercheurs de but n’osent pas l’affirmer mais un prix Nobel de la discipline leur ferait plus plaisir que l’obtention d’un Ballon d’or. Le buteur, souvent qualifié d’égoïste, regarde son nombre de buts marqués et, de tête, le compare en fonction du nombre de matchs joués. Il applique alors ce facteur à son objectif personnel de réalisations qu’il s’est fixé sur la saison entière. Il maîtrise la règle de 3 autant que les demi-volées. La pression de l’erreur de calcul le taraude car il a parfois annoncé publiquement à l’avance le résultat final de son nombre de buts. Perfides, les journalistes n’oublient pas de le lui rappeler à chaque mauvaise prestation et de lui indiquer qu’il est en retard sur son ratio but/minutes jouées.

(Le chiffre 3 obsède les footballeurs)

Le footballeur est aussi un calculateur averti. Il récite par cœur tout son panel arithmétique dès lors qu’il souhaite changer de club. Pour prendre la tangente, le “footballeur mathématicien” ne s’en laisse pas compter et ne laisse rien à la Probablité. Prime de match, prime à la signature, montant de la commission rétrocédé à son agent, indemnités versées par ses sponsors, salaires, droits d’images, montant de la clause libératoire : retrancher et surtout additionner tous ces postes (pas ceux sur le terrain mais ceux du livre comptable) n’est pas une tâche aisée. Sans aucun doute, le footballeur est un expert en math.

(4, 19, 10, 22 et le numéro complémentaire…)

 Une fois le transfert signé, il faut choisir un numéro à floquer sur son maillot : année de naissance, chiffre porte bonheur, numéro de son idole… Cette équation permanente avec les maths est parfois poussée à l’extrême. En effet, le joueur est souvent décrit dans la Presse comme une simple accumulation de chiffres. Un exemple en guise de théorème : “Agé de 29 ans, numéro 2 de formation, ce joueur d’1,78 m pour 70 kg a marqué 3 buts lors de la saison 2008-2009. International de son pays à 63 reprises, il a gagné 3 titres de champions et 2 coupes nationales. Défenseur rugueux, il écopé de 12 cartons rouges depuis le début de sa carrière. Il devrait toucher un salaire brut mensuel de 90 000 euros et le montant du transfert serait de 8 millions d’euros. La durée de son contrat est de 3 ans avec 1 année supplémentaire s’il dépasse les 20 matchs lors de sa troisième année…”Du chiffre, du chiffre, et encore du chiffre… Le footballeur n’est souvent qu’un numéro !

Pour préparer mentalement son futur match, le “footballeur mathématicien” épluche la Presse pour connaître les chances qu’il a de se qualifier au match retour. L’hypothèse est posée, à lui de régler le problème : “sachant que son équipe a gagné à l’aller 1-0 à l’extérieur et que selon les statistiques fournies par l’UEFA sur tous les matchs de Coupe d’Europe depuis la saison 1957-1958, il a 64 % de chances de passer au tour suivant. Parallèlement, les confrontations directes entre les 2 clubs sont pourtant à l’avantage de l’adversaire qui mène 3 victoires à 1. Mais comme les clubs italiens réussissent bien en général contre les clubs français…”Bref, un vrai casse-tête à s’emmêler les crampons et se perdre dans le nombre de passements de jambes. Seul un diplômé ès Math peut garder la tête froide face à ce problème.

Les chiffres ne laissent jamais le “footballeur mathématicien” en paix. Pendant la semaine d’entraînement, son entraineur le prend à part car au vu des statistiques de son match du week end dernier, il a vu un léger fléchissement. Son professeur lui a demandé si tout allait bien car il a parcouru 800 mètres de moins que sa moyenne depuis 3 ans et son arrivée au club. Son pourcentage de passe réussie n’était que de 62 % vs 71% lorsqu’il rend une “bonne copie”. Des heures de vidéo leur permettent de rectifier le tir et de quantifier les causes de cette baisse de régime.

Le match terminé, cela continue. D’une part, en fonction des résultats de la journée, il fait ses calculs pour savoir à quelle place son club se situe dans le classement. D’autre part, le lendemain du match, le joueur se précipite sur son journal sportif préféré pour voir la note qui lui a été attribuée. Sa performance est encore réduite à un chiffre. Un 4 lors d’un match médiocre, un 9 les jours de grâce.

Enfin, pour se faire comprendre des “footballeurs mathématiciens” et pour se sentir moins démunis face à la glorieuse incertitude du sport, les journalistes, eux aussi, doivent étayer leurs propos par des statistiques. Le titre de leurs émissions ne trompent personne : 100% Foot, Stade 2… Courageux, certains conteurs (et non pas compteurs !) du football osent critiquer ce Tout Statistique. Un soir à la Radio, Hervé Mathoux alla même jusqu’à affirmer : “les statistiques c’est comme les mini-jupes, cela donne une idée mais cela cache l’essentiel”.

(Un conteur de Foot…)

Face à cette dictature des mathématiques, il est pourtant difficile de rivaliser et de lutter. Pour cela, je dis BRAVO aux joueurs qui entrent sur le terrain et qui disent au micro qu’ils vont jouer “sans calcul”.

 Flo

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De la simplicité du Football

En lisant cette semaine l’excellent post d’Antoine, il m’est revenu en mémoire une phrase  de Johan Cruyff : J’aime gagner en jouant bien. Et si je perds, je préfère le faire en jouant bien“. Ce disciple de Rinus Michels, le père de la mécanique orange, a aussi déclaré un jour : “le football simple est le plus beau football mais jouer au football simplement est la chose la plus dure“. Pour montrer la difficulté d’atteindre le nirvana du “football simple”, les philosophes de ce jeu lui ont attribué le qualificatif de Total. Le “football total” a érigé comme principe fondateur : ce ne sont pas les joueurs qui doivent courir mais c’est  le ballon qui doit remplir cette fonction. Il faut faire avancer sans cesse ce que certains nommeront plus tard le “bloc équipe” en possession de ce ballon afin de faire courir son adversaire. Les persifleurs diront que Cruyff  a adhéré tout de suite à cette doctrine qui lui a permis de se griller tout au long de sa carrière une petite clope à la mi-temps . Il pouvait être un gros fumeur car c’est le ballon qui courrait…

Cruyff

(”Monsieur l’arbitre, c’est bientôt la mi-temps que je m’en grille une…”)

De nos jours, Guardolia, le metteur en scène du Barca, est l’héritier de ce “football simple” ou du “beau jeu”. Joueur sous les ordres de Cruyff en Catalogne, Pep avait compris tout jeune que l’intelligence de jeu est parfois de trouver la passe simple, même à un mètre de soi, afin de débloquer les situations les plus compliquées. Et la simplicité, cela paye… Pour moi, fan absolu de la Maison Blanche devant l’éternel (Di Stefano), l’année 2009 du Barca avec ses 6 titres remportés (Liga, Coupe du roi, Ligue des Champions, Supercoupe d’Europe, Supercoupe d’Espagne, Championnat du Monde des Clubs) a pour bénéfice de placer la barre très haute pour tous les concurrents des catalans.

Une fois le constat établi de la supériorité Blaugrana, il faut comprendre et ne pas expliquer le succès des petits fils de Kubala par l’arrivée d’un seul Messi. Au gré de mes réflexions perdues sur le sujet, je me suis souvenu d’un terrain d’entraînement non loin du Parc Guell dans les hauteurs de Barcelone.

Parc Guell

Il y a quelques années, à l’époque du crépuscule des galactiques 1.0, en tant que résident du quartier populaire de Gracia, il m’arrivait fréquemment de passer près d’un terrain de jeu où des jeunes catalans récitaient leur gamme en vue du match du week end. Je ne manquai jamais de m’y arrêter car il n’y avait qu’un seul précepte : le JEU. Et, il y avait toujours le même exercice qui mettait en valeur le fameux 4 que j’avais évoqué dans un précédent billet. Deux touches de balle maxi et un joueur au chasuble différent des autres était mis en exergue dans le rôle de pivot. Ce joueur avait pour consigne de ne jouer qu’à une touche de balle. Une fois le ballon perdu, il changeait de camp et se retrouvait dans l’équipe qui avait récupéré le ballon. Cela m’amusait de voir qu’à chaque fois, ils faisaient le même entrainement. Je me disais que cela devait être un peu rébarbatif. Mais avec le recul, je comprends que cet exercice répétitif avait qu’un seul objectif: mettre en application le “football simple”.

Notre cher sélectionneur national a des origines catalanes. Je rêve donc secrètement, lors de sa prochaine visite à sa famille restée à Barcelone, qu’il passera devant ce petit terrain à côté du Parc Guell. Et, j’espère qu’il s’y arrêtera. En effet, je suis persuadé que les apprentis footballeurs y font toujours le même exercice…

Flo

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“On joue sans contrôle”

Chez Ozibao, ce qu’on adore dans le football, autant que le sport en lui-même, ce sont ces petites phrases, pour certaines devenues cultes, qui nous permettent de mieux saisir l’essence du jeu, et qui nous offrent surtout parfois de bonnes tranches de rigolade.

Le sujet est presque intarissable (c’est plutôt bon pour moi, je vais pouvoir faire une petite “série” de billets sur les phrases de footballeurs) et en renouvellement constant.

Par exemple avant hier soir, Christophe Dugarry, le meilleur consultant de France, lors du match Bordeaux - OM nous a régalé avec un superbe “il a choisi l’efficacité qui n’était pas au rendez-vous”… Comprenne qui pourra.

Parfois absurdes, parfois légères, souvent déroutantes, ces déclarations ne manquent pas d’alimenter nos nombreux débats footbalistiques, pinte à la main.

Commençons donc, je vous prie, avec un grand homme du football français. Les plus jeunes ne connaitront peut être pas celui qui a donné au FC Nantes quelques unes de ces plus belles heures (les plus jeunes ne connaitront d’ailleurs peut être même pas le FC Nantes, perdu dans le milieu de classement de la Ligue 2 et qui ne fait plus rêver personne depuis plusieurs années déjà). Je veux bien sûr parler de Jean-Claude Suaudeau, “Coco” pour les intimes (et pour la France entière aussi en fait…).

Aujourd’hui, nous allons donc évoquer ce qui faisait la force des Canaris à l’époque, le célèbre “jeu à la nantaise“. Pour mieux comprendre, analysons cette phrase de Monsieur Suaudeau : ” C’est quoi le geste le plus important et le plus difficile dans le foot ? Platini dit que c’est le contrôle. Alors moi, je dis “Non”, je dis : “On joue sans contrôle” “Et voila comment on bâtit une philosophie de jeu tout en mettant un petit taquet à Michel, tranquillou.

Bon après, faut pas non plus abuser, il a pas tout à fait tort le Michel avec son histoire de contrôle. Y a qu’à voir les vidéos de Zidane ou de Maradona pour s’en convaincre.

Mais quand même le jeu sans contrôle c’est autre chose.

Cependant là encore, il faut être méfiant et pas faire n’importe quoi. Y a jeu sans contrôle et jeu sans contrôle. Car, je vous le dis, le FC Nantes (par exemple) pratique à l’heure actuelle un jeu sans aucun contrôle, et c’est mauvais. Au siècle précédent, avant la lente agonie du club nantais, sous l’influence de ce cher Coco, les Canaries jouaient sans contrôles, et c’était magique ; la preuve en image

Comme quoi, ça tient à pas grand chose ;)

Et c’est là que la déclaration du coach prend tout son sens. C’est pour ça qu’il a été champion Coco, contrairement à ce cher Michel qui n’aura jamais brillé par ses talents de sélectionneur…

Antoine

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Des Mascottes de la Coupe du Monde

Ozibao vous propose de faire un tour d’horizon du bon goût à l’aide d’un focus sur les mascottes des différentes éditions de la Coupe du Monde. A l’instar d’un ancien post sur les affiches des World Cup, nous tentons de faire un parallèle historique entre ces personnages imaginaires et l’air du temps de leur époque. La petite histoire qui explique la grande, celle avec un H.

- 1966, après avoir longtemps négligés la Coupe du Monde, les anglais, inventeurs de ce jeu magnifique, décident de prendre les choses en main (pas commode certes dans le foot) en organisant la compétition planétaire dans leur île. Willie est donc la première mascotte d’une Coupe du Monde : un lion britannique qui est sûr de sa supériorité. Qui d’autre que moi peut gagner cette compétition, n’est-il pas ?

 

Wilie

- 1970, Juanito a un peu de bide comme l’équipe du Brésil de Pelé. Les Auriverde jouent en marchant un football flamboyant et font le coup du sombrero en finale à une Italie exténuée par une demi finale épique contre la RFA d’un Kaiser au bras en écharpe. Coup du Chapeau pour le Brésil qui l’emporte pour la Troisième fois et qui reçoit en cadeau définitivement la Coupe Jules Rimet.

 

Juanito

- 1974, la RFA commence à se réconcilier avec son voisin la RDA. Les deux Allemagne tentent d’oublier la lettre et le mur qui les séparent. Cette mascotte est donc double avec les deux personnages Tip et Tap qui se tiennent par l’épaule comme deux vieux copains. Le bide à l’air comme Juanito, Tip et Tap parlent ensemble du bon vieux temps du WM…

 

Tip and Tap

- 1978, la Coupe du Monde des Généraux en Argentine est symbolisée par Gauchito: sourire de façade hypocrite, pieds sur le ballon pour marquer son territoire et cravache à la main pour montrer qui dirige d’une main de fer… En Europe, des voix s’élèvent avant la compétition pour critiquer le régime argentin, mais une fois sur place, plus rien: le vide est là. A noter que le foot business commence à envahir le monde angélique des mascottes, le Puma sur le maillot de Gauchito fait écho aux 3 bandes sur les chaussures de Tip et Tap.

 

Gauchito

- 1982, l’Espagne démocratique a le sourire de la movida avec Naranjito. A l’image d’un pays qui avait une envie folle de liberté et d’émancipation après des décennies de franquisme, Naranjito dépassa son simple rôle de mascotte en devenant un personnage de dessin animé, un programme phare de la TVE avec pour conseiller le grand Di Stefano himself et même un bonbon à l’orange…

 

Naranjito

 - 1986, Juanito a un compatriote: Piqué, mi-cactus mi-piment, le débat fait encore rage chez les puristes. Piqué marquera la fin des footballeurs à moustache avec pour acte fondateur le début du déclin de la Pologne. Un désastre pour les vignettes Panini !

 

Piqué

 

- 1990, Ciao est un personnage sans vie, à l’image de ce Mundiale 90 sans saveur. A Rome, l’Italie dit Ciao à un Maradona en pleurs.

 

Ciao

- 1994, le chien Stricker fait le boulot comme pour nous faire croire que le ballon rond est le meilleur ami des américains… Maradona ayant attrapé un rhume de chien se fait exclure pour son dernier tour de piste planétaire!

 

Sticker

- 1998, la France, Paris, la Mode, le luxe, la gastronomie, La Fontaine, Diderot, Voltaire, Victor Hugo, Apollinaire et … Footix. No comment.

 

Footix

- 2002, Footix avait placé la barre très haute mais là… On a du mal à comprendre pourquoi ils se sont mis plusieurs pour inventer les Spheriks. Des anciennes rancœurs peut être…

 

Spheriks

- 2006, les allemands n’avaient pas envie de se faire chier alors ils ont pompé sur Willie pour nous proposer Goléo. Un vol comme celui de la finale de 66 ? La vengeance est un plat qui se mange froid !

 

Goléo

Et la mascotte de la Coupe du Monde en Afrique du Sud, elle augure quoi comme histoire ?

 

AFS

 

Flo

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De l’Hymne officiel de la Coupe du Monde

Dans la lignée du Post précédent, Ozibao vous propose de faire un petit tour d’horizon des différentes chansons officielles des Coupes du Monde. Attention, mélomanes s’abstenir ! Mais, même s’ils peuvent vous paraître ridicules, tous ces hymnes n’ont pas été choisis au hasard. Ils ont conditionné tout le reste de leur compétition !

 - 1986, tous les clichés sur le Mexique sont de sortie, mais on sent l’expérience d’un pays qui reçoit pour la deuxième fois en 16 ans, alors bienvenue au monde et “au miracle du ballon rond”. Le Miracle nous viendra de la main de Dieu…: disponible ici.

 

(vous l’aviez celui là ?)

 - 1990, une décennie commence, un hymne comme hommage à la splendeur des années 80 et  aux stars au Tube unique. Une source de motivation sans aucun doute pour l’homme de ce Mundiale, Toto Schillaci : disponible ici.

 

(Toto, l’homme d’un seul tube, Italia 90)

- 1994, l’hymne se déguste sans le son, Diana Ross rate son pénalty. Comme un symbole, le pays de l’Oncle Sam n’est pas fait pour le foot et cette édition se terminera sur une séance de tir au but avec le raté de Baggio : disponible ici.

 

(Robbie, c’est Diana Ross qui t’a filé la poisse !)

- 1998, 2 hymnes. Un pour la France et les francophones, avec des paroles très engagées : “l’émotion et la passion au service du ballon rond”,  “c’est beau de voir un monde qui joue” “il t’appartient de faire un monde bien”. Ah la France, pays des Lumières…Disponible ici. Un second pour le Monde avec Ricky Martin, l’interprète idoine car son premier tube était prémonitoire “un,dos, tres” : disponible ici.

 - 2002, vu que personne ne comprend le japonais ou le coréen, on a demandé à Vangelis de nous faire sans parole, on en reste sans voix comme face à l’arbitrage de cette édition : disponible ici.

 

(Ronaldo, nous n’avons pas oublié ta coiffure, on en reste toujours sans voix…)

- Scorpion ayant décliné l’offre en 2006 pour la World Cup en Allemagne, Tokyo Hotel pas assez mature, les organisateurs ne trouvant pas d’autres solutions germaniques dans leur Botte, ils firent le choix d’Il Divo. La Squaddra Azzura l’emporte à Berlin : disponible ici.

 - Pour l’Afrique du Sud, en 2010, on s’attendait tous à Johnny Clegg, et bien non perdu : disponible ici. Pour le moment, tout ce que l’on sait c’est que l’hymne de ce premier mondial africain risque d’être surtout à base de vuvuzela…

Flo

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