De la prochaine campagne de pub TV d’Ozibao

Depuis plus de deux ans et demi (eh oui, déjà :) ), vous commencez à connaître notre crédo chez Ozibao. Foot et Musique, Foot et Culture ou plus largement Foot et Finesse peuvent être des duos d’attaque complémentaires dans ce monde de brutes pas toujours so foot. Pour ceux qui auraient encore du mal à la mettre au fond, nous  ressortons tout de même de nos filets le pitch de la boîte : Montrer que le fan de foot n’est pas forcément un beauf. Telle est notre mission!

Fidèle à cette ligne directrice, Ozibao va prochainement lancer une campagne de pub TV qui aura pour objectif de vous rassurer, vous les amateurs de ballon rond. Et cela en plus de notre futur passage TV sur M6! Pour ce faire, ne croyez plus les publicitaires et les annonceurs, le fan de foot n’est pas seulement qu’un attardé chauvin ou un buveur de bière dépendant à la pizza! Ensemble, combattons cette vision réductrice et terminons-en une bonne fois pour toute avec Footix!

Misse au point technico-tactique. Il suffit de voir les spots qui passent lors des émissions blablatant sur le sport Roi ou lors des retransmissions de match. Le portrait qu’il en découle est le plus souvent accablant et binaire. Après une étude sociologique sur les coupures pub, le supporter de base ne serait donc qu’un adepte de belles voitures et qu’un bricolo du dimanche fan de Leroy Merlin sur Facebook. Pour aller plus loin que les clichés, des publicitaires bien couillus ont osé mettre au grand jour un désir inavouable: le supporter de base veut prendre soin de lui. De son sofa, sans être honteux, il peut donc rester à l’affût de toutes les nouveautés en matière de shampoing pour traiter son problème récurrent de pellicules. Il peut aussi trouver le meilleur rasoir quadruple lame pour ressembler à ses idoles David Beckham ou Thierry Henry. Et depuis peu, preuve qu’il lui reste un peu de cerveau disponible, les annonceurs lui expliquent qu’entre les matchs et même pendant, il peut parier en ligne. Sorti de ces quelques messages aux allures de poncifs à la Pierre Menès, point de salut pour le fan de foot pendant les coupures pubs.

Habité sans cesse par sa mission providentielle, Ozibao souhaite soigner votre égo. Votre T-shop foot vintage adoré va donc lancer prochainement une campagne TV nationale afin de vous rendre votre dignité. Oui, grâce à Ozibao, vous pourrez enfin afficher votre passion avec style!

En avant-première, nous vous remontons le moral avec l’un des spots de notre campagne réalisée par notre brillant partenaire, The Blue Muffin, le réalisateur nantais qui décapsule son cerveau avec une caméra. Think Sport, Think Differently!

Les prochains spots seront diffusés en exclusivité sur notre fan page Facebook et sur notre Twitter avant leur passage sur le petit écran :) .


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De Cfoot (Dessin d’actu)

Cette semaine, la LFP du moustachu Thiriez a gagné un premier bras de fer contre Canal + avec l’obtention d’un droit d’émettre, sur la TNT payante, Cfoot « une nouvelle chaîne généraliste du football ». Cela valait bien un dessin d’actu de la part du graphiste en chef d’Ozibao, alias massala.k. Un Massalak Tue 100 % foot :


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De 100% Ozibao

Vendredi dernier, la Team d’Ozibao a eu la chance de recevoir des journalistes de M6. Pour être francs, au début, on pensait qu’ils nous avaient ciblé pour leur fameuse émission « La France a un incroyable Talent ». En fait non, c’était pour l’émission 100% Mag présentée par Estelle Denis alias Mme Domenech à la ville ! Vous voyez donc le lien avec le foot…ou pas ! Le thème du reportage,lui, n’est pas encore définitif. Voici les deux pistes retenues: « Jeunes, Beaux et Riches, ils assurent » ou « Des potes alcooliques montent une boîte ensemble » Bref, ils choisiront, nous sommes en effet multicartes :)

Benjamin n’ayant pu se libérer, la composition de la Team était la suivante : Adrien, Kévin, Antoine et votre serviteur. Durant l’après midi, nous avons répondu tout en travaillant dans la bonne humeur à des questions au « siège » (check in here) et à notre bureau (check in here). Afin de vous faire patienter, voici le making off monté par Antoine et filmé par notre assistante Béné:

Making Of Reportage Ozibao-M6 from Mr_SanA on Vimeo.

Nous aurons donc 2 minutes de gloire warholienne en janvier ou en février sur cette grande chaîne TV nationale. Nous vous tiendrons bien entendu au jus pour la date exacte de diffusion. Pour faire monter le suspens, j’ajouterai juste que pour le bien du reportage nous nous sommes déshabillés…Un grand merci en tout cas à Maïlys pour ce bon moment!


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De petites ou grandes histoires du Clasico

Après avoir évoqué dans ce blog le Superclasico, Ozibao ne pouvait pas se permettre de vous laisser démuni d’infos, lundi prochain, pour briller en société lors du Clasico tout court. Vous l’avez compris, malgré ce jour de match inhabituel, le premier acte de la saison du duel entre le Barça et le Real Madrid arrive à grand pas. Et aux vues des dernières sorties des blaugranas et des merengues, autant dire que les gars qui seront sur le pré ce soir-là seront plutôt en forme…Bref, c’est le match à ne pas manquer, vous, chers lecteurs amateurs de beau jeu et de belles fringues ;) .

Afin de vous permettre de retomber sur vos pattes quelque soit la situation où vous vous trouverez lundi soir à 21 heures et de  ravir la vedette à Casillas ou à Xavi, nous avons imaginé trois hypothèses pour votre soirée « Clasico ». Pour le match du siècle, ne vous laissez pas emmerder par des imprévus !

Hypothèse 1 : C’est la tuile, votre copine vous rappelle que vous vous étiez engagé, il y a 3 mois visiblement, pour sa soirée retrouvailles avec ses anciens amis de Fac d’Histoire et de Sciences Politiques. Jamais vous n’auriez imaginé que le Clasico tombe un lundi… Vous n’êtes donc pas à blâmer. Mais, dans votre malheur, vous avez de la chance! Arrivé à la sauterie, votre œil aiguisé repère une Télé. Pour motiver l’assistance de ces anciens combattants à suivre le match, habillement, vous pouvez jeter à la volée que le premier affrontement entre Madrid et Barcelone a eu lieu le 13 mai 1902, soit un an après la constitution de la première organisation nationaliste catalane, la Lliga regionalista. Leurs yeux d’historiens commenceront alors à pétiller. Bon, pour les puristes, vous ajouterez quand même que les culés l’avaient emporté 3 à 1.

(Mourinho représenté par Marca comme un personnage de Goya dans le 3 de Mayo)

Votre transition avec la politique est alors toute trouvée. En effet, vous enchainerez sur le fait que les confrontations entre le Real et le Barca ont souvent été placées sous le signe des rivalités régionales et/ou politiques dans ce pays riche et complexe. La Casa Blanca symbolise la Royauté notamment depuis que le roi Alfonso XIII lui a attribué le terme de Real en 1920. En passant, vous étalerez votre connaissance géographique de la péninsule en citant que ce n’est pas le seul club qui a le droit de jouissance de cette particule : Saint Sébastien, Murcie, Saragosse, Majorque, Oviedo… Vous étayerez ensuite votre thèse. Le blanc est la couleur de la Royauté et la couronne des Bourbons figure sur le blason du club de la capitale. Alfonso XIII fut  même nommé président d’honneur de l’entité. Vous continuerez. Le club perdit ce titre durant la seconde République de Manuel Azana (1931-1936) mais le récupèrera par la suite. Après la Guerre Civile (1936-1939) et sous la dictature de Franco, le pouvoir a souvent été accusé de favoriser le Real Madrid. En effet, on a souvent affirmé que le caudillo était un fervent supporter du Real Madrid bien qu’il ait été un moment affilié à l’Atletico. Le transfert avorté de Di Stefano en Catalogne ou un match douteux où le Real l’emporta 11-1 au retour après avoir perdu 6-0 à l’aller sont autant d’arguments que vous pourrez apporter à votre moulin, tel Don Quichote. Même Juan Antonio Samaranch, alors conseiller aux sports à la mairie de Barcelone et qui sera présent au côté de Franco lors de sa dernière apparition publique en juillet 1975 ne pourra justifier ce retournement de situation ubuesque lors de ce match en 1940! Vous nuancerez par la suite. Bien que les rivalités sont moins exacerbées depuis le retour de la démocratie de l’autre côté des Pyrénées, la Casa Blanca représente toujours dans l’inconscient collectif le pouvoir central et parfois le conservatisme dans un pays au « fédéralisme à la carte ». Même si cela change car le président du gouvernement actuel, le socialiste José Luis Zapatero, est un partisan affiché du Barça. Des questions ?

Comme tout plan qui se respecte, vous commencerez alors le grand II de votre exposé. Le Barça, lui, symbolise la volonté d’émancipation de la Catalogne face à un Madrid jacobin. Sa devise le montre bien : Mes que un club (Plus qu’un club). Ce positionnement est d’ailleurs toujours bien d’actualité. Pour preuve, l’ancien président Joan Laporta milite pour l’indépendance de cette « nation » et se présente dimanche prochain aux élections au Parlement catalan sous les couleurs du parti Solidaridat Catalana per la Independència.


(L’ancien président du Barça en campagne)

Petit b). Durant le période franquiste (1939-75), le club phare de la cité condal représentait les républicains qui avaient perdu la Guerre Civile et les minorités régionales, et pas seulement catalanes, qui étaient étouffées par le régime central. Le football et le Clasico jouait donc le rôle d’échappatoire pour certains opprimés. Jusqu’en 1953, le président du club était nommé par les administrations de Franco. Le nom du club a d’ailleurs été « espagnolisé » durant cette période et toutes les références à la catalanité ont, elles, été supprimées. Pour contrebalancer un peu ce tableau, une anecdote : le footballeur hongrois Laszlo Kubala qui fit les beaux jours des blaugranas et qui causa bien des malheurs aux merengues dans les années 50 fut quand même autorisé à jouer en Espagne par une intervention de Franco…

Après cela, Ozibao vous l’assure, tous les convives ne perdront pas une miette du choc entre CR7 et Messi!

Hypothèse 2 : Votre couple d’amis échangistes préférés et statisticiens de leur état sonne à votre porte à l’improviste à 20h45. Vous aurez alors besoin de trouver rapidement une parade afin de pouvoir les passionner pendant le match. Lors de la première mi-temps, vous citerez tous les joueurs qui ont milité pour les deux entités : Luis Enrique, Ronaldo, Luis Milla, Ricardo Zamora, Bernd Schuster, Georghe Hagi, Javier Saviola, Robert Prosineki et même le français Lucien Muller…Voulant intégrer un caractère cochon à vos propos, vous raconterez le passage échangiste le plus torride en évoquant le cas de Luis Figo. En effet, fin 2000, le portugais, alors Ballon d’or, revient au Nou Camp sous les couleurs du Real et le stade a émis alors, à chacun de ses touchers de balle, un cri rauque équivalent à un Boeing au décollage (selon des mesures de journalistes sportifs)! Vous continuerez à faire monter la sauce. En 2002, lors d’un clasico au Bernabeu, les culés lancèrent à leur ancien capitaine un cochon au moment où il s’apprêtait à tirer un corner…

(Figo, tête de lard ?)

Mourinho, lui-même, ce beau gosse sur le banc, a pratiqué cet échangisme car il a été l’entraîneur adjoint au Barça dans les années 90… Puis, pas de bon Clasico, sans polémique, sans déchirement. Avec délectation, vous ferez allusion au scandale qui touche la petite amie de Cristiano Ronaldo à qui le magazine GQ aurait enlevé grâce à photoshop son string sur des photos. Une tentative de déstabilisation? Nous vous laissons seul juge :

(Une des photos du scandale)

Lors de la seconde mi-temps, vous sortirez des bonnes vielles stats de votre mémoire. La victoire historique du Real en 95 sur le score de 5-0 avec le fameux triplé de Zamorano et avec Laudrup qui venait juste d’échanger de maillot à ce moment là (tiens lui aussi ;) ). Ce danois-là, Michael, pas Brian, qui est le seul joueur avoir gagné 5-0 un Clasico dans les deux équipes. Vous évoquerez ensuite le 0-2 au Camp Nou en demi-finale de la Ligue des Champions 2002 avec le superbe lob de Zizou. Mais, vous ne serrez pas en reste avec les chiffres sur le Barça. Le 0-3 au Bernabeu et la sortie de Ronaldihno au sommet de son art sous les vivas et les olés du stade du Real. Ou le 2-6 en 2009, toujours avenue de la Castellana, avec le doublé de Messi et celui de Thierry Henry…

Bon, si les arrêts de jeu s’éternisent, vous pourrez leur conseiller la lecture d’un ancien post, De Football et Mathématique. Ozibao ne vous laissera  jamais tomber.

Hypohèse 3 : Vous vous retrouvez dans un bar à côté d’un gars qui est là par hasard et qui commence par vous demander pour se la jouer expert : il joue Raul ce soir ? Là, la mission est ardue. Vous avez 90 minutes (on lui laissera la mi-temps pour assimiler) pour lui apprendre les bases. Bien qu’étant deux clubs à part, vous débuterez la leçon en lui apprenant que le Barça et le Real ne sont pas les seuls clubs qui ont pour base le système des socios. L’Athletic Bilbao et Osasuna Pampelune fonctionnent aussi ainsi. Ensuite, vous lui apprendrez la constitution de la Quinta del Buitre (le 5 du vautour), ces 5 joueurs formés au Real qui ont remporté 5 titres de Liga entre 1986 et 1990 : le vautour lui-même, Emilio Butrageno, Michel, Rafael Martin Vazquez, Manuel Sanchis et celui qu’on oublie toujours comme le troisième roi mage, Miguel Pardeza. Enfin, vous lui ferez réciter la composition de l’équipe du Barça vainqueur de sa première C1 en 1992, la Dream Team de Cruyff : Zubizarreta, Ferrer, Koeman… Puis celle du Real en 1998 en finale à Amsterdam contre la Juve : Illgner, Panucci, Hierro…

A chaque erreur, votre candide devra recommencer depuis le début. Avec ce programme dense, normalement vous pourrez suivre votre match peinard jusqu’à la fin.

Après tout cela, il ne nous reste plus qu’à vous dire : bon Clasico et que le meilleur gagne !

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D’un carnet de voyage

Aujourd’hui, de l’autre côté de l’Atlantique, un événement sera sur toutes les lèvres : le Superclasico. En effet, l’Argentine, et plus particulièrement sa capitale Buenos Aires, va se passionner pour le duel entre Boca Juniors et River Plate. Un Superclasico qui, lors de ce championnat de l’Apertura 2010, ne se jouera que pour le prestige car les Xeinezes de Boca et les Millonarios de River ne tutoient plus les sommets du classement depuis quelques mois déjà.

Boca, sous le maillot duquel Dieu tira sa révérence, espère le retour de son « 10 à l’ancienne », Juan Roman Riquelme, pour faire oublier une saison où les quelques buts de Palermo n’ont pas suffi à enchanter la Bombonera.

(Le portrait de Diego dans un terrain vague près de la Bombonera)

Dans ce stade, véritable poudrière en plein cœur d’un des quartiers pauvres de Buenos Aires, le technicien Borghi n’est d’ailleurs plus en odeur de sainteté. Une défaite au Monumental lui serait sans aucun doute fatale.

(Les aficionados de Boca Juniors symbolisés par le chiffre 12 comme douzième homme)

(Simulation d’un but à la Bombonera, tous les gradins montent au ciel)

De son côté, River, qui vient il y a quelques jours de licencier son entraineur Angel Cappa, peine à trouver une bonne formule autour du burrito (petit âne) Ariel Ortega qui nous joue le chant du signe.

(Le Kop de Boulogne interdit de Parc des Princes est au Monumental)

Matias Almeyda bléssé, le gardien et capitaine Carrizo sauve souvent les meubles. Les jeunes talents (Lamela et Funes Mori) sont un peu bridés face au multiples changements tactiques. Quant à Pavone et Buonanotte, ils nous prouvent que l’on peut encore jouer au plus haut niveau avec quelques kilos en trop.

(L’équipe de River Plate cherche sa tactique)

(Les papelitos vont envahir le stade de River pour le Superclasico)

Ici, de l’autre côté de l’Atlantique, on réduit souvent le championnat argentin à ce duel entre Boca et River, et l’on se perd parfois face à son manque de lisibilité avec son « ouverture » et sa « fermeture » ou son système de montées et de descentes étalé sur deux saisons. Or, le championnat argentin est plus complexe qu’il n’y paraît avec l’existence d’une sorte de « Big Five ». Discutez avec des chauffeurs de taxis à Buenos Aires et vous vous en rendrez rapidement compte! Outre Boca et River, trois autres clubs font partie du gratin: le Racing, San Lorenzo et Independiente. D’ailleurs, le derby d’Avellaneda entre le Racing et Independiente est souvent aussi chaud que le Superclassico. Et puis au niveau palmarès, Independiente n’a rien à envier à River et Boca avec ses sept Copas Libertadores et 2 ses Coupes intercontinentales. Mais le fan de foot, devant être binaire par nature, réduit souvent un championnat à une dualité (soupirs).

De l’autre côté de l’Atlantique, même combat, les grands ne sont pas toujours au rendez-vous. La hiérarchie établie est bousculée et les leaders ne sont pas toujours ceux que l’on attendait (poke au Stade Brestois ;) ). En effet, le titre de l’Apertura 2010 devrait se jouer entre Vélez Sarsfield et l’Estudiantes de La Plata mené par la sorcière Veron. Preuve que le terme de remaniement existe aussi dans le foot…


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De Dieu a 50 ans

Alors que certains s’interrogent encore sur le sexe des anges, Ozibao répond sans détour à une question existentielle : oui, Dieu existe ! Et on connaît même son âge. Il a 50 ans aujourd’hui. Nous l’avions déjà affirmé dans cet évangile footballistique en vous exposant les deux preuves tangibles de l’existence de l’être suprême. Nous continuons donc à diffuser la bonne parole. Dieu, répondant sur Terre au nom de Diego Armando Maradona, est né le 30 octobre 1960 dans la banlieue de Buenos Aires en Argentine.

Ozibao, marchand du temple de l’église Maradonienne, vous permet d’honorer dignement le culte du gamin en or en portant ces quatre saints suaires :

- T-shirt Maradona Mano de Dios

- T-shirt Maradona Diez Style

- Maillot Vintage Maradona Naples 86

- Maillot Vintage Maradona Argentine 86

Pour les hérétiques, nous leur proposons de voir trois prêches de l’idole. Si après cela, ils ne se convertissent pas, nous ne pourrons plus rien pour ces pauvres pêcheurs.

Pour les disciples du Roi Pelé, sans vouloir recréer des guerres de religion, nous citerons simplement Diego : « J’aurais pu être plus mauvais footballeur que Pelé ».

(Dieu est un fumeur de Havanes)

Amen !

Alors, Happy Birthday Dieu, et pas trop d’excès ;-)

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De quelques doléances footballistiques

Le football français se doit d’entamer une révolution pour pouvoir de nouveau bien tourner en rond. Pour ce faire, des Etats Généraux se sont ouverts avec pour objectif de mettre fin à l’Ancien Régime des Escalettes, Houllier ou autres Domenech. Comme en 1789, la convocation des forces vives de la Nation est devenue indispensable devant le marasme financier et la dégradation de la situation qui menacent notre football et son équipe étendard. Autres temps, mêmes mœurs, comme prémices au futur serment du jeu de pieds, les armées de Blanc se sont vu distribuer les paroles de la Marseillaise avant d’affronter les hordes ennemies pour se rendre en Ukraine et en Pologne.

La semaine dernière, L’équipe s’est muée en agrégateur d’idées, tels Diderot et d’Alembert avec leur Encyclopédie, pour publier une sorte de cahier de doléances avant la tenue de ces Etats Généraux. Ce registre est intitulé : 101 propositions pour le football français. Ozibao, votre T-shop foot vintage, l’a lu pour vous. Pour mener à bien cet atelier lecture, nous prendrons comme pivot à notre grille de compréhension cette apostrophe de Marie-Georges Buffet contenue dans l’opus pré-cité : « On n’utilise pas le verbe jouer pour tous les sports mais on dit jouer au football car c’est dans son essence ». De ce fait, nous vous épargnerons les parties du livre qui traitent de sociologie, d’éducation, de règlementations européennes ou de gouvernance. Focalisons-nous sur ce qui ferait avancer le jeu, car tout simplement, c’est beau un Monde qui joue !

(Didier Roustan, citoyen du foot signataire du Livre Blanc)

1. Doléances sur l’arbitrage

Bruno Derrien, ancien homme en noir avec un sifflet, propose de professionnaliser l’arbitrage à 100% et de revoir la filière de recrutement des arbitres assistants. Dit sans passements de jambes, il faudrait d’ailleurs valoriser la fonction d’arbitre assistant et lui donner plus de prérogatives d’intervention.

Lionel Létizi, ancien homme en noir avec des gants, souhaite généraliser le système de l’arbitrage à 5 et faire appel à des joueurs au chômage pour améliorer la direction du jeu. En effet, certains joueurs sans contrat et à un âge « avancé » pourraient se reconvertir dans l’arbitrage. Ils devraient pour cela bénéficier d’une formation accélérée afin de pouvoir diriger des rencontres de haut niveau relativement rapidement. En fait, actuellement, si un ancien joueur pro décide d’embrasser la carrière d’arbitre, il lui est quasiment impossible d’arriver en L1 avant la limite d’âge fixée par la Fédé. Selon l’ancien gardien du PSG, cela permettrait de réduire la fracture entre deux mondes. Sans trop s’avancer, on peut penser qu’un joueur qui « sent le jeu » pourra se montrer plus juste dans sa manière de conduire un match. Sans trop s’avancer encore, on peut penser qu’aucun ancien joueur ne pourra faire pire que M. Enjimi.

Quant à lui, Joel Quiniou, que l’on ne présente plus, demande de mettre fin à la notation des arbitres et de les remplacer par des appréciations. En effet, les notes des arbitres sont souvent ridicules à la fin de la saison au vu du nombre important d’erreurs de jugement commises. Certains d’entre eux sont même relégués pour 1 centième avec une moyenne supérieure à 13 ! Il ajoute : « je pense qu’en fin de saison on est capables de reconnaître ceux qui ont eu des prestations satisfaisantes et ceux qui ont été souvent à côté de la plaque »(sic).

Enfin, Patrick Battiston fait appel au « bon sens » d’Antoine Pinay (comme quoi, un ancien footballeur, même s’étant fait drôlement secoué par un goal teuton un soir à Séville, peut citer un ancien président du conseil de la IVè République !) Pour étayer la thèse de ce quintuple champion de France, voici un exemple récent en guise d’illustration : le bons sens est-il de mettre un carton jaune à un joueur qui montre un T-shirt après un but pour se montrer solidaire avec un coéquipier qui a connu un drame familial ? Il y a la lettre et l’esprit encore une fois.

(Antoine Pinay aurait fait un excellent arbitre)

2. Doléances d’ouverture

Le football doit aussi s’ouvrir. S’ouvrir à la technologie par exemple, n’en déplaise à un certain ancien numéro 10 tricolore !  S’ouvrir aussi à ce qui marche dans d’autres sports. Comme l’écrit le sosie de Jordy, Benoît Pédretti, à l’image du rugby, les micros des arbitres devraient être ouverts afin que tout le monde puisse entendre les échanges avec les joueurs. Cela inciterait sans aucun doute à la modération des propos pour parler poliment. Le Xavi de l’AJA continue à prendre des idées dans d’autres sports en proposant que chaque entraîneur puisse une à deux fois par match demander un challenge vidéo, à l’instar de ce qui existe au tennis, pour que l’on se fasse une opinion plus juste sur une action litigieuse. François Klein, homme en noir avec un jabot, émet le souhait de voir apparaître des exclussions temporaires de 5, 10 ou 15 minutes. En effet cela permettrait d’éradiquer ce que l’on peut appeler les petits maux qui sont contraires à l’esprit du jeu (contestation, gain de temps, simulation, tirage de maillot sur corner…). L’arbitre aurait ainsi une palette de sanctions plus adaptée pour faire respecter les lois du jeu tout en restant dans l’esprit. A l’image de l’ovalie toujours, il propose de pouvoir avancer de 10 ou 15 mètres le point de frappe d’un coup franc en cas de contestation de l’équipe sanctionnée.

De plus, le foot doit s’ouvrir au monde qui l’entoure et à la société. Eric Carrière, 5 buts en 10 capes chez les Bleus, affirme que les jeunes joueurs devraient passer des demi-journées dans des entreprises afin de les faire sortir du cocon des centres de formation et de les confronter à la réalité de la vie.

Dans la même lignée, la formation et le recrutement de joueurs doivent s’ouvrir à tous les profils. En effet, pour Christian Gourcuff, admirateur patenté d’Arrigo Sacchi, il ne faut pas négliger les profils techniques au profit de joueurs physiques ou athlétiques. Des petits gabarits comme Xavi ou Iniesta auraient été exclus de la formation à la française selon le papa de Yoann. Un peu ballot quand on sait que ce sont les deux grands favoris pour l’obtention du ballon d’or 2010 !

(Iniesta tombe à la renverse, le centre de formation du PSG vient de le bouler)

Enfin, le foot professionnel doit se réouvrir au foot amateur. Selon William Longuet, un ancien entraîneur de National, il faut réinstaurer les levers de rideaux avant les matchs des  équipes premières avec des poussins ou des benjamins afin que le foot d’en haut renoue avec la base et soit accessible.

Comme en 1789, personne ne sait vraiment où s’arrêtera la portée de ces Etats Généraux surtout si certains s’inspirent de l’esprit de la démocratie corinthienne et de leur leader Socrates : « Au départ nous voulions changer nos conditions de travail; puis la politique sportive du pays; puis la politique tout court ». Socrates, le frêre de Rai bien entendu ! Pas le philosophe, nous ne parlons que foot, nous ne parlons que d’un jeu.

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